DURABILITE et MEA CULPA(s)


Sympathique les actions en mea culpa, il serait intéressant qu’elles fassent tâche d’huile !
Plus que jamais chaque fédération se devrait de mon avis mettre aux oubliettes les tensions passées pour se consacrer à la construction d’un confédération solide, solidaire et consciente des besoins et revendications de l’ensemble des métiers du tourisme ,car devant être porteuse de l’ensemble des dossiers mis à jour contradictoirement , constituant le dossier quantifié et chiffré d’un état des lieux réaliste de l’industrie touristique marocaine arrêté à ce jour et à porter par la CNT !

Le moment va très vite venir pour définir que le pragmatisme d’un dossier clairement constitué (preuve à l’appui, chiffré et  identifié par les responsables de chaque fédération) deviendra nécessaire pour répondre aux besoins, car les paroles ne seront plus de mises.

Patrick

DURABILTE et COMITE DE VEILLE PROGRAMME AVEC Mme LA MINISTRE

patrick simon durabilité

Bonsoir Président,

Je ne sais pas si la réunion programmée pour demain sera maintenue, et s’il elle l’est, espérons qu’elle soit organisée, pour votre commission avec l’ensemble des mesures de sécurité qui s’imposent.

Vous vous êtes prononcé au nom de la CNT pour remettre en cause, à juste titre, le premier jet des décisions prises en première urgence par le Ministre de l’économie et des finances et cela avant que le fond de solidarité mis en place par sa Majesté donne tous ces effets.

 Aussi, dure mission que vous avez à tenir au nom des catégories des professionnels, toutes confondues, sans exception y compris les maisons d’hôtes et pour le citadin comme pour les régions, mais aussi pour les millions de salariés formels et informels qui font d’une certaine manière dans la chaîne complète l’aura de la particularité Marocaine à l’international.

Plus que jamais en ces temps difficiles, déterminant un avant et un après Corona, vous avez la triste besogne, mais combien cruciale, de défendre les intérêts irrévocables pièces à l’appui que représentent l’ensemble des acteurs qui constituent l’industrie touristique marocaine pour le poids qu’elle représente dans le PIB, mais aussi et également, celui qu’elle aura à remplir pour assurer au mieux cette reprise tant attendue, mais aussi à faire valoir à Mme La Ministre sa responsabilité dans la défense de toute une industrie qu’elle représente pour ce que sera la répartition des fonds de sauvegarde..

Pour ma part ne peux que vous souhaitez « Trek Salama » pour votre délégation, ne doutant en aucune façon que l’ensemble des responsables de nos professions et des acteurs qu’ils représentent puissent en faire de même.

Amitiés

Patrick Simon


DURABILITE et BIG DATA ???


TripAdvisor en qualité de ténor, s implique sur le CORONA en se définissant, en sa qualité de possesseur des banques de données des pros du tourisme, comme régulateur des marchés ??,

En effet il se propose avec le concours des professionnels qui vont y adhérer, de faire valoir les tendances et diffusions épidémiologiques  planétaires  pour se proposer ainsi, unilatéralement, de se positionner au-dessus de toutes stratégies et gouvernances des états, en promulguant de son libre arbitre seul, les destinations porteuses ou non decapacites de redémarrages des marchés ?

Ne vous faites pas d illusions, il y a en cela dans la balance, relance, finances, aviation, économie et tout un ensemble de vecteurs qui se doivent de rester nationaux, identitaires et dans le respect de l authenticité que chaque pays doit chercher à se donner pour considérer en cela une véritable ingérence étatique !

Peut être sommes nous là à un tournant ou les industries nationales touristiques doivent savoir prendre le train en marche, pour savoir s imposer et remettre des horloges à l' heure pour redéfinir sa propre durabilite fondée sur les trois piliers à identifications culturelles que pour chaque pays elles se seront données, à savoir:

- employabilité

- éco sociétal et

- croissance organisée !

Questions posées au creux de la vague à ne pas négliger, malgré les urgences à réclamer les résolutions pour les revendications transmises, à considérer comme indispensables et nécessaires pour envisager toutes possibilités d une reprise touristique assumée.

Bon courage à tous

Patrick


DURABILITÉ et nécessité d’une CONSOLIDATION : L’UNION FAISANT LA FORCE


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En vue de la prochaine réunion de Lundi prochain avec Madame La Ministre, compte tenu du dossier réaliste que le Président a pu présenter en tant que doléances des professions du tourisme et du peu de retour jusqu’à ce jour que comporte les propositions faites par les tutelles, plus que jamais les fédérations se doivent de donner quitus au Président afin que, pour sa mission, il est toutes assurances  en main de soutien pour définir et imposer le poids des millions d’emplois directs et indirects que représentent les professions du tourisme.

Toutes les professions du tourisme dans l’ensemble de leur particularités en tenant compte du citadin, du rural, mais également des entreprises structurées, des TPE ET PME, sans oublier celle des guides, des transporteurs, des loueurs de voitures etc. etc.

Le réalisme de la situation doit également définir que contrairement à ce qui se dessine, les avantages ne doivent pas être de simples reports comme le définissent les banques par les reports et  rallongement des échéances, mais bien des subventions pour considérations des pertes sèches que ces professions vont supporter.

Enfin, il y a à redéfinir les questions de périodes des trois mois considérées pour tenir compte en pleine réalité que c’est l’année 2020 qui est entièrement impactée.

Cette réunion de Lundi doit être ce moment fort, représentatif d’une industrie touristique entièrement assumée, représentée et confortée par ses professions, inquiètes certes, mais aussi tournées vers le besoin d’être présentes pour la reprise pour ce qu’elles représentent comme poids dans le PIB.

Courage pour tous, courage au Président !

Amitiés

Patrick Simon

Territoire Soutenable du Géoparc Jbel Bani au Sud Maroc

 

Venir à Tata, en Territoire Soutenable du Géoparc Jbel Bani au Sud Maroc, c’est vouloir accomplir et réaliser son rêve de véritables expériences touristiques !

Nos contacts   Courriel: darinfiane.resa@gmail.com          Tél: +212 610 93 25 24

 Pour mieux nous connaître: 

www.darinfiane.com   www.cans-akkanaitsidi.net    www.chez-lahcen-sudmaroc.com

Au Maroc, l’avenir du tourisme passe par ses ruralités


La pandémie et le confinement qui en découla ont profondément bouleversé l’économie du tourisme alors florissante sur l’ensemble de la planète et notamment au Maroc où l’année 2019 aura vu un score historique de 12,9 millions de touristes accueillis dans ses territoires. Sur cette même année, ce secteur économique fournissait au pays 750.000 emplois directs et plus de 2,5 millions indirects. Depuis, toutes les activités sont à l’arrêt et la reprise est encore pleine d’incertitudes. Pour mieux comprendre les enjeux de ce secteur vital pour l’avenir du Maroc, Sudestmaroc.com a voulu recueillir l’avis de français vivants au Maroc et engagés dans le tourisme. Aujourd’hui, la parole est donnée à Patrick Simon depuis Tata.
Sudestmaroc.com – Comment vivez-vous cette période de confinement en regard du rythme que vous aviez auparavant, impliqué au quotidien dans la gestion de vos activités avec entre autre la Maison d’hôtes Dar Ifrane sur Tata ? Quelle a été votre réaction à l’annonce de ce confinement ? Merci de nous décrire depuis votre quotidien-type ainsi que le quotidien de votre entreprise ?
Patrick Simon – Le 17 mars dernier, nous étions encore avec un début de saison pour la période 2020 / 2021 plus que prometteur par rapport à la saison précédente, et nous sommes passés brusquement à 100% d’annulation à cause de cette pandémie. Dans un premier temps, il aura fallu assimiler ce que cette situation nouvelle signifiait, rassurer le personnel après s’être rassuré soi-même, faire un état des lieux et le tour d’horizon entre le possible et le probable pour se forger sa propre opinion et enfin prendre position.
En un second temps, j’ai du faire le point sur notre situation financière afin d’assurer la continuité de nos activités en regard des différentes hypothèses de reprise, le défi étant de préserver notre opérationnalité notamment en poursuivant la vérification de nos hébergements sur le plan fonctionnel, en maintenant le suivi de nos prospects, de nos partenaires et de nos clientèles.
En tant qu’opérateur touristique installé à Tata, je gére la Maison d’hôtes Dar Infiane à Tata et ses annexes à Tissint avec le Campement Akka Nait Sidi et la Maison Chez Lahcen. J’ai été amené à prendre la décision de garder le minimum de personnel pour assurer les maintenances et les entretiens nécessaires. Nous nous sommes organisés avec le confinement pour ouvrir des postes en télétravail ce qui nous permet de préfigurer les adaptations qui s’imposeront dans nos manières de travailler une fois que la pandémie sera terminée. Nous savons d’ores et déjà que cette période ne pourra en aucun cas ressembler à ce que nous vivions jusqu’à ce jour.
Sudestmaroc.com – Vous vivez au Maroc depuis maintenant 45 ans. Quel regard portez-vous sur la manière qu’a eue le Maroc de réagir face à la pandémie qui frappe la planète entière ?
Patrick Simon – Je suis arrivé au Maroc à l’âge de trente ans avec mon épouse et mes trois filles. J’ai donc eu à vivre diverses phases des évolutions du pays sous la période Hassan II, et maintenant sous celle du Roi Mohammed VI. Sans faire de jeu de mot, je pense avoir attrapé le Virus Maroc, ce qui m’aura amené à beaucoup entreprendre en tant qu’acteur économique et associatif, et toujours avec une certaine confiance en ce pays, selon une démarche personnelle qui m’aura toujours permis d’agir en tant qu’étranger pleinement intégré dans la société marocaine. Je peux certes avouer que cela n’a pas toujours été facile en raison de barrières qui persistent sur le fait d’être un étranger, et finalement de toujours rester un étranger, mais je confirme que le Maroc m’aura au bout du compte permis de me réaliser et de réaliser de très nombreux projets, ce qui m’autorise la pleine satisfaction d’avoir bien rempli ma vie.
Aussi, en tant que Vice président d’honneur de la Chambre de Commerce Française (CFCIM) de Casablanca pour laquelle j’aurais été le représentant jusqu’en 2005 à Marrakech pendant 22 années en parallèle de mes activités d’entrepreneur, et pensant connaître intimement ce pays, je confirme adhérer pleinement aux décisions prises sous l’impulsion de sa Majesté Mohammed VI pour gérer cette pandémie, décisions illustrées par cette décision unique en soi, et courageuse, de création d’un Fond de solidarité qui aura ainsi ravivé la flamme de solidarité au sein de la population marocaine.

Le Geoparc du Jbel Bani     
Un coup de massue à l’industrie touristique
Sudestmaroc.com – L’activité touristique au Maroc, secteur économique majeur qui fait vivre un grand nombre de personnes, est aujourd’hui totalement stoppée. Quelles sont selon vous les conséquences présentes pour les opérateurs touristiques, tous métiers confondus ? Et concernant le futur à moyen terme, considérez-vous que cette crise va avoir de lourdes conséquences en terme de faillite ou de restructuration ?
Patrick Simon – Cette pandémie a effectivement donné un coup de massue à l’industrie touristique qui se promettait pourtant en ce début d’année d’être une très bonne saison. Tous les métiers du tourisme sont impactés comme l’hôtellerie, la restauration, les agences de voyages, les guides, les transports mais également tous ces autres métiers qui y sont rattachés comme ceux de l’événementiel, de la communication ou des NTIC.
Ainsi, le Maroc, et parce qu’il est dépendant du marché étranger, à tord selon moi, se retrouve en arrêt total du fait de l’absence de transports aériens ou maritimes et de la fermeture des frontières. Par ailleurs, nous ne pouvons pas omettre de citer les conséquences de cet arrêt sur le secteur informel qui, de par son statut même, ne peut être pris en charge que très partiellement par les mesures de sauvegarde adoptées par l’administration marocaine.
Si le tourisme sera sans aucune doute le dernier secteur de l’économie à redémarrer, après la reprise des activités industrielles, agroalimentaires, communication … on peut s’attendre à un rédémarrage plus rapide pour le tourisme d’affaire ou pour celui qui implique au Maroc les sites déjà modernisés, comme les Smart Cities. Mais il est certain que parmi les actions prioritaires à entreprendre, il faudra soutenir tout ce secteur informel du tourisme en regard des pertes considérables de revenus et dans l’optique de mieux structurer la profession dans son ensemble pour l’emmener enfin vers des nouvelles définitions économiques et sociétales, c’est-à-dire pour la rendre durable.
De nombreuses faillites sont malheureusement prévisibles et dans toutes les structures intermédiaires confondues. Le Ministère de tutelle aura à prendre toutes les mesures qui s’imposent pour mettre en place une stratégie et une gouvernance adaptées à ces nouvelles définitions.
A cet effet, il faut mettre en relief la forte cadence des prises de décisions et des activités législatives des diverses commissions permanentes qui auront su accompagner la société marocaine face à la crise, alors que l’opinion publique elle-même a su montrer un esprit responsable et patriotique sous l’égide de sa Majesté le Roi Mohammed VI. Je dis cela en comparaison avec d’autres pays.
Le tourisme interne est une des solutions
Sudestmaroc.com – Il se pourrait que dans quelques mois, l’activité touristique, sur la planète, soit amenée à se transformer en profondeur ? Quelles évolutions sentez-vous venir d’un point de vue général pour le tourisme ? Tout recommencera-t-il comme avant la crise ?
Patrick Simon – Il est certain que nous allons être confrontés à un après-CoronaVirus qui n’aura rien à voir avec ce que nous connaissions. Ce virus aura remis certaines pendules à l’heure vis à vis de nombreuses interrogations éco-sociétales qui étaient alors en suspens depuis déjà plusieurs décennies.
En regard de la défense de l’environnement, du changement climatique et plus globalement de la mondialisation, de nombreuses choses vont être remises en cause comme les moyens de transports ou les relocalisations industrielles. Il faut garder à l’esprit que les pays auront eu, face à cette situation, à intervenir financièrement avec des sommes impensées depuis la deuxième guerre mondiale. Et parce que les échanges internationaux seront freinés au moins jusqu’en 2022 / 2023, il nous faut comprendre que de nouveaux outils touristiques vont devoir émerger, de manière innovante.
Le tourisme interne est une des solutions et les territoires vont devoir s’adapter à cette nouvelle situation dans le cadre de la régionalisation avancée tout en espérant que cette fois-ci, cela ne sera plus fait de manière ponctuelle mais bien de manière durable. J’attends en cela beaucoup du rapport de Ssi Benmoussa qui, à la demande de sa Majesté le Roi, aura à présenter en cette fin juin 2020 un plan d’actions nationales comme régionales.
Je m’engage à penser que ce plan aura à traiter l’aménagement éco-sociétal des territoires du Maroc en prenant acte des lois existantes sur les collectivités territoriales et leurs applications dans le cadre de la régionalisation. L’enjeu est de prendre en compte une meilleure répartition des richesses entre le plateau atlantique et le monde rural, entre ce qu’on appelait, jusqu’à ces jours, le Maroc utile et le Maroc inutile !
Pour avoir parié personnellement sur le Territoire Soutenable du Géoparc Jbel Bani qui s’étale sur les arrières pays des trois régions de Guelmim Oued Noun, Souss Massa et Drâa Tafilalet, de Zagora à Ouarzazate et jusqu’à Tan-Tan, je pense que nous avons su prendre les pas d’avance avec la mise en place de 53 circuits numérisés et du réseau de tourisme durable et rural du Géoparc Jbel Bani (RTDRGJB), avec une communication performante reconnue à l’international comme au niveau national pour ses contenus en photothèques, vidéothèques, avec nos outils internet, comme nos sites, nos portails et les réseaux sociaux se rapportant à ce territoire.
Dar Ifrane                                           
Pour un rééquilibrage entre le milieu citadin et le monde rural
Sudestmaroc.com – Et concernant le Maroc, quelles évolutions sentez-vous venir ou appelez-vous de vos vœux pour que ce secteur vital de l’économie marocaine puisse redémarrer et retrouver sa vigueur ?
Patrick Simon – Personnellement, je reste convaincu que le Maroc a tous les atouts pour surmonter cette pandémie. Certes, cette situation entraîne des difficultés financières inédites qui impacteront pour un certain nombre d’années la société marocaine, notamment avec l’augmentation des faillites et les diverses faiblesses sectorielles qui ne vont pas manquer de refaire surface.
Aussi je pense que les actions qui seront mises en place vont devoir prendre en compte ce rééquilibrage entre le milieu citadin et le monde rural, entre le plateau atlantique et les autres régions, et ce afin de restructurer l’enseignement et la santé, de contrer l’exode rural par le développement des énergies renouvelables et du minier, par la revalorisation des produits du terroir et par un tourisme interne tourné vers la population marocaine.
Finalement, l’industrie et tout spécialement l’agro alimentaire devront de plus en plus s’organiser selon un schéma de relation Sud – Sud.
Sudestmaroc.com – Comment vous préparez-vous à cette reprise et à ces évolutions ?
Patrick Simon – J’ai pu démontrer par mes engagements professionnels qu’il était possible, à partir de ruines désaffectées, au milieu de nulle part ou dans un petit village marocain près de Tissint, de mettre en place et de faire vivre un campement et une chambre d’hôtes. Avec en plus ma maison d’hôtes établie à Tata, je considère avoir développé autour de ces trois activités le modèle d’une économie touristique qui s’intégre à son territoire de manière inclusive et durable.
Il est donc possible de créer au Maroc des activités touristiques adaptées à leurs territoires, rentables et durables, et qui assurent des emplois déclarés et protégés pour un grand nombre de personnes. En plus, toutes ces activités d’hébergement ont été conçues dans le cadre des règles rigoureuses et contraignantes de la labellisation Clef Verte.
Il est ainsi parfaitement possible d’être reconnu comme un acteur rural touristique sérieux sur le plan national comme international.
Pour l’avenir, je ne ferai que continuer sur ma propre lancée avec l’objectif de réunir dans le cadre d’une future fondation tous ces outils mis en place pendant mon long parcours professionnel. Ce sera la meilleure manière de valoriser tous les efforts communs qui ont été menés, localement comme régionalement, afin de transmettre ce qui a été réalisé à mes enfants et à mes collaborateurs de longue date, que je remercie vivement, et en souvenir de ma défunte épouse.
Les ruralités sont l’expression de l’identité et de l’authenticité du Maroc
Sudestmaroc.com – Quel message avez-vous envie de délivrer aux acteurs et aux décideurs du secteur touristique au Maroc ?
Patrick Simon – J’aimerais faire passer aux décideurs le message qu’il est grand temps d’intégrer dans les processus décisionnels, qu’ils soient institutionnels ou professionnels, une bonne dose de cette jeunesse issue du monde rural afin de prendre acte du besoin urgent de reconsidérer la place culturelle de l’individu dans son territoire, et pour redonner à cette jeunesse la fierté d’être issue de cette ruralité. Tous ces jeunes tireront de cette harmonie avec leur propre territoire une force renouvelée pour construire leur vie, et non plus seulement pour survivre.
Par la même occasion, je réclamerai un rééquilibrage entre les régions en ce qui concerne les investissements touristiques avec une meilleure prise en compte de la capacité des régions à prendre en charge leur propre développement.
Sudestmaroc.com – Quel message avez-vous envie de délivrer aux futurs visiteurs du Maroc ?
Patrick Simon – Dans ce même état d’esprit, je ne ferai que redire l’importance de mettre en place un markéting territorial fondé sur la valorisation des patrimoines culturels, matériels et immatériels. Je redis l’importante d’ouvrir des éco-musées et de lieux dédiés à l’histoire dans toutes ces terres d’accueil que représentent les régions rurales du Maroc. Ces terres rurales sont l’expression d’une identité et d’une authenticité qui seront de plus en plus recherchées à l’avenir.
C’est ainsi que se vivra le tourisme au Maroc dans les années à venir, comme un vecteur de véritables échanges culturels pour tous les voyageurs, qu’ils soient nationaux ou internationaux, car tous, et de plus en plus, seront à la recherche d’expériences véritablement authentiques.
Le 20/05/2020
Source Web Par Sudestmaroc

DURABILITE ET RESPONSABILITES EN PROTOCOLE(S) : Questions à tord ou à raison ? Mieux vaux prévenir que guérir !!!


Questions à tord ou à raison ? Mieux vaux prévenir que guérir !!!
Le déconfinement nous engage à nous soumettre à des protocoles professionnels fiables devant répondre en responsabilités aux aspects normatifs des législations nationales, mais aussi et particulièrement pour le tourisme et ses métiers, aux engagements internationaux !
De ce fait, ayant nous même, pour Géoparc et nos établissements, établi un protocole devant répondre aux définitions de précautions sanitaires  se rapportant à la reprise post Covid-19 pour nos établissements, et que nous souhaitons proposer pour notre Région de Guelmim Oued Noun,
…,  nous nous heurtons à un problème de procédures que nous ne trouvons pas traitées dans les études définies par les grandes chaînes internationales pour leurs établissements (accompagnées ou non par des  bureaux d’études nationaux ou pas), comme pour les mesures nationales proposées (Portugal, France, Turquie) pour les diverses fonctions des métiers du tourisme, à savoir:
-« qu’elle pourrait être la responsabilité sociétale et économique du professionnel en cas de déclaration groupée du Covid dans un établissement ? »
-« peux t il y avoir mise en quarantaine, ou non, par les autorités sanitaires en cas de déclaration groupée du Covid dans un établissement ? »
-« qu’elle serait la responsabilité commerciale de l’établissement et ses limites, en cas de mise en quarantaine vis-à-vis de la loi, en cas de COVID déclaré et de mise en quarantaine, vis-à-vis des partenaires et clientèles qui ne pourraient pas être reçues en suivant, du fait de celle-ci ? »
*-Questions d’importances à poser en responsabilités, je vous l’accorde, qui ne peuvent être traitées que par le législateur pour définir les mesures de précautions professionnelles et qui, sans réponses claires, posent problèmes et qui se doivent être parfaitement éclaircies !!!
*-Il y a là, matière à stratégie et gouvernance et d’échanges urgents entre professionnels et institutions de tutelles, mais également entre institutionnels internationaux pour éviter cette fois ci une 2ème vague économique, financière et professionnelle irréversible !
*-Contrairement, pour exemple, à l’industrie, à l’agro alimentaire etc., notre industrie du tourisme se doit de gérer  « l’instantanéité et gestion en cascades des fonctionnalités de l’acte touristique » !
*-Je pense qu’en cela ces points se doivent d’être traités le plus clairement possible !!!
Ces questions, certes à tord ou à raison ? Mais mieux vaux prévenir que guérir !!!
A prendre en considération, ou non ? la question est posée ?
*-Nous souhaitant ainsi tout le courage nécessaire pour envisager au mieux ce rétablissement économique dans les meilleures conditions possibles pour nous toutes et tous !
Amitiés
Patrick Simon – Commission Durabilité
Le 15/05/2020

DURABILITE ET DERNIERES DECLARATIONS DU CVE



 On ne peut retenir de celles ci qu un constat de ce qui a ete fait, que des dispositions qui seront prises par les prochaines cessions du CVE,  mais aussi que SEULES sont citées les prises en compte des doléances de la CGEM, que le CVE se devra de prendre en compte pour priorités de reprises. Des mesures appelées à être prises en cascades selon des priorités de redémarrage qu il se réserve de définir, dans l’interêt de la nation.
Cela est fort louable mais l'on peut en déduire et conclure qu'en cela le tourisme n est pas cité d une part, mais aussi qu'étant donné qu il reste fonction de décisions externes (ouverture des frontières, des vols,  déconfinements inter blocs, régionaux, nationaux etc.) qu il ne semble pas, d'ores et déjà être inscrit dans les priorités de soutien d autre part.
Par ailleurs, le tourisme sur un plan politique ne semble n avoir eu à ce jour que le soutien à 2 ou 3 reprises de Ssi Haddad, ce en quoi ne pouvons que l'en remercier, mais tt en se demandant l'impact politique que cela peut effectivement amener par cela ?
Plus que jamais pour le prochain comité du 8 Mai, comme pour ceux qui suivront, les soutiens au tourisme, les doléances de la CNT lui ayant été transmises, dépendent me semble t il D UN SOUTIEN OU NON DU MINISTERE QUI SE DOIT D ETRE DANS SES FONCTIONS POUR DEFENDRE LES MEMBRES DES METIERS ET ACTIVITES QUI LE COMPOSENT DANS SA GLOBALITE.
On l a déjà dit: il s agissait jusqu'à présent d avant l'heure,
..., faute d'actions/réactions, l'on risque cette fois ci d être définitivement aprés l’heure, car ce ne sera pas la campagne ONMT qui pourra en cela pourvoir en quoique ce soit aux problématiques du tourisme, ne restant par celle ci que sur la forme malgré  les bonnes intentions,
...,  les décisions structurantes pour le tourisme attendues ne relevant que sur des problématiques de fond.
Courage à tous et protégeons nous pour mieux les aider.
Patrick – Durabilité
Le 30/04/2020

DURABILITÉ et INDUSTRIE TOURISTIQUE EN DURABLE qui englobe les :


Patrick Simon
*Tourisme d'affaires. ...Tourisme événementiel. ...Tourisme de nature, d'observation. ...Tourisme de détente, de relaxation. ...Tourisme sportif. ...Tourisme culturel. ...Tourisme religieux et familial. ...Tourisme durable, géo éco-tourisme, tourisme des niches liées au monde oasien comme rural d’une part
…, mais également l’Artisanat, le transport aérien, de l’économie sociale, d’autre part,
…, représentant un PIB national que les professionnels se doivent de faire valoir, à quelque chose prêt à l’égal de celui de l’agriculture (qui, elle aussi, restera toujours dépendante d’aléas  incontrôlables).
A ce titre et en tant qu’industrie on lui doit le sérieux qu’elle mériterait, et de ce fait, se doit pour cela d’en offrir les garanties aussi bien sur le plan national comme international !
Thomas Cook et maintenant le nuage sombre d’un Coronavirus ne font que présager et définir les faiblesses de cette industrie touristique Marocaine, à peine reconnue comme telle et ainsi à ce jour dépourvue de toute structuration en durabilité qu'elle mériterait !
Je suggérai, préconisai, dans le cadre de l’affaire Thomas Cook le besoin pressant de se considérer comme une Industrie majeure susceptible de se prendre en main et de profiter des compétences de notre Ministre, qui, issue du monde de la finance  et des assurances, devrait pouvoir être portée à considérer la mise en place des fonds de garanties, au même titre que l’industrie textile, l’agriculture, aéronautique etc, nécessaires à la durabilité des investissements et des professions qui les composent !
Vœux pieu ? j’espère que non car, comme dit précédemment, nous entamons un nouveau monde qui ne manquera pas de nous soumettre de nouvelles et futures surprises !
Comme dit l’adage,
« Espérons qu’elles seront bonnes »
…, et c’est bien connu, que
 « les assurances sont chères, tant que l’on n’en a pas besoin »
…, mais aussi et surtout que dans le creux de la vague: "mieux vaux prévenir que guérir !"
Amitiés
Patrick Simon
AMDGJB Géoparc Jbel Bani

Pour un nouveau paradigme du tourisme marocain

Tata Maroc

Au moment ou seuls certains arrivent à concevoir le bouleversement de nos habitudes, de notre monde, des technologies, des techniques, des finances, des courants de pensées, des gestions et politiques issues du XXème siècle, combien sont ils capables d’entrevoir les véritables bouleversements que nous sommes en train de vivre en ce début du XXIème.
On ignore globalement le devenir pour demain de plus de 60% des métiers et orientations actuelles du fait des évolutions des technologies, des outils de l’information, de la robotique !
On est complètement muet devant les changements naturels qui sont en train de s’imposer à nos modèles économiques, politiques et courants de pensées qui nous ont bercés depuis des siècles, et complètement façonnés pour agir ou réagir dans le rationnel d’une économie qui a tout surpassé, y compris les minimums des principes de précautions, pour toutes actions :
- qu’elles soient individuelles ou étatiques !

Le tourisme en cela subit les mêmes bouleversements mais l’on continue de raisonner sur des idées nous venant des années 60, alors que, si l’on se place au niveau national et non au niveau du cas par cas, national, régional, citadin ou rural,  l’ensemble des critères sont fondamentalement bouleversés.

Les citées, les villes prennent le dessus du fait de leurs évolutions, des moyens qu’elles génèrent : en cela, par soucis et obligations de trouver leurs formes de développement, le marketing touristique lié aux affaires fait partie à part entière de leurs outils, de leurs stratégies. En cela les logistiques suivent !

Le développement mondial, la naissance des réseaux des pays émergents amènent à un bouleversement total des critères et données touristiques qui impactent fortement les courants économiques ou routes de développement que les pays dits avancés s’étaient donnés.
Ils sont restés dans l’habitude de s’y développer en pays et territoires conquis.

Le tourisme d’aujourd’hui et encore plus celui de demain, en cela, est globalement bouleversé, impacté.

Les pays ressources actuels du vieux monde se replient sur eux-mêmes, faisant dos rond face aux bouleversements politiques  en l’absence d’une croissance, pour ne pas dire d’une décroissance. La façon de parer cet état de fait, définit la volonté des états de tout faire pour retenir leurs populations, par besoin des équilibres de leurs balances extérieures au sein de blocs économiques qui les leur imposent.
Ces pays ayant leurs structures, moyens techniques et financiers s’adaptent à la situation en mettant les moyens nécessaires d’adaptation, d’intégration.
Les pays émergents avec créations des classes moyennes sont de plus en plus demandeurs, ce qui fait que la croissance du tourisme mondial se porte bien.
En cela, des chiffres impressionnants sur les prévisions des futurs flux des touristes permettent par la Loi des nombres de définir que « tout baigne dans le meilleur des mondes ».
Pour le Maroc, parlant d’un tourisme national, il n‘en est pas ainsi sur le terrain, lorsqu’aucune stratégie ou gouvernance ne permet de coordonner les professionnels qui se sont confortablement installés dans l’habitude d’attendre que cela se fasse, se passe !
- Fini l’idée d’attendre que les orientations soient définies par l’état,
- on en a vu les limites !
- Fini le temps de se chamailler sur le « ce n’est pas nous, ce sont les autres » dans ces querelles intestines des fédérations au sein de confédération !
- Fini le temps des discours stériles pour dire et toujours redire pour ne rien décider !
- Fini le temps de ne vouloir considérer que ses propres intérêts pour tirer l’épingle du jeu  de situations qui sont devenues globales et nécessitent une totale métamorphose de la politique touristique nationale.
Les régions s’installent sans qu’aucune stratégie touristique liant les fondations qui devraient la constituer ne soit négociée, discutée avec les nouveaux élus qui s’installent dans l’esprit et l’idée promue par le dernier gouvernement que le tourisme n’est pas essentiel pour le développement du pays.
Se contenter de cet état de fait en définissant que les professionnels peuvent ainsi facilement se contenter de cette situation pour défendre leurs propres intérêts en délaissant les problématiques nationales aux calendres grecques, ce serait ne pas voir plus loin que son bout du nez et refuser d’admettre que dans le déséquilibre citadin et rural, il ne peut plus y avoir de prolongement dans cette continuité.
IL est vrai que l’on peut se contenter de dire que les classes moyennes se contenteront plus facilement des espaces citadins pour se détendre, mais c’est aussi admettre trop facilement que, de même nous ne sommes absolument pas préparé à recevoir le tourisme marocain dans les unités hôtelières actuelles, que nous ne le sommes pas non plus pour accueillir des touristes issus de civilisations autres que celles qui ont façonnées le tourisme marocain actuel. Cela par,
- absence de formations linguistiques adaptées,
- absence de mises à niveau culturelles ciblées,
- absences de formations sur les coutumes, cultures, gastronomies adaptées.
Nous n’avons aucune stratégie adaptée à ces états de fait !

Mieux, si de nouvelles formules sont offertes ou proposées, bien que celles ci soient globalement conformes aux recommandations d’un Conseil Economique et Social (CESE), l’on sera soumis à toutes formes de complications !
Nous n’en sommes pas encore et toujours pas à l’acceptation de l’innovation.

Cela étant, est-ce à dire que les critères des géopolitiques actuelles sont trop perturbants pour envisager des actions ou d’agir en réactions ?

Personnellement je suis prêt à positiver pour peu que l’on veuille bien prendre véritablement conscience d’un réel état des lieux et que la volonté politique puisse agir en partenariat avec les professions du tourisme capables de vouloir prendre acte de leurs propres réalités :
- il ya urgence !

- les responsabilités professionnelles sont engagées.
- Je suis optimiste car pense que c’est possible !

Il suffit de voir les moyens d’actions mis en œuvre par des groupes internationaux qui se donnent les moyens d’agir, de réagir, de s’adapter et de voir les résultats sur des objectifs escomptés ! Pour cela il faut mettre les moyens, investir, et non plus penser que c’est au privé de financer.

Si l’on veut on peut !

Ceci étant dit, les acteurs du tourisme actuels sont ils prêts de se prononcer fermement vis à vis d’un nouveau gouvernement ?, d’un nouveau ministre ?

Ont-ils préparé ce plan d’action conforme et nécessaire à toute nouvelle formulation ?, adaptation, révision, création ?  innovation ?
- le veulent-ils vraiment ?
- That is the question ?

Patrick Simon
Président de la commission durabilité CNT - FNIH

Anti-Atlas: Un PPP pour le «Géoparc» Jbel Bani


  • L’idée est d’obtenir ce label de l’Unesco délivré à un territoire au patrimoine géologique remarquable
  • Universitaires, professionnels du tourisme, société civile et grandes écoles soutiennent le projet
  • Nouvelle tendance pour un développement touristique durable au sud Maroc


Le Géoparc Jbel Bani. L’idée de ce projet a démarré d’une rencontre public/privé qui a donné naissance à l’Association marocaine de développement du Géoparc du Jbel Bani (AMDGJB). «L’optique de consolider de nouvelles niches touristiques nous a amené à élargir les possibilités, compte tenu de la richesse paysagère des régions du Sud, à d’autres types de tourisme dont le tourisme scientifique, géologique et des sciences de la terre», explique Patrick Simon, président de l’AMDGJB. «L’idée est de mettre en place une économie sociétale interrégionale inclusive, intégrée et durable, génératrice de revenus et d’emplois», a-t-il ajouté. Il faut préciser qu’à la base, la dénomination «Géoparc» est un label délivré par l’Unesco à un territoire qui possède un patrimoine géologique remarquable.
En fait, l’attribution de ce label est la reconnaissance d’une démarche engagée visant à identifier et valoriser le patrimoine géologique du territoire concerné. C’est ainsi que la labellisation permet de faire partie du Réseau mondial des Géoparcs (Global Geoparks Network – GGN). D’où la possibilité de mettre en cohérence l’image du label avec le travail mené sur le territoire en question.
Aujourd’hui, le dossier de demande de labellisation du Géoparc Jbel Bani Anti-Atlas suit son cours auprès des services concernés de l’Unesco. Et Jbel Bani a toutes les chances de le décrocher puisque c’est un vrai «géo-patrimoine». Il faut préciser par ailleurs que des objectifs ont été mis en place par l’association pour une communication effective, par l’usage des NTIC et des réseaux sociaux, sites et portails web interactifs interposés, s’appuyant sur les niches du géo-éco tourisme et de la société civile féminine. C’est dans ce sens que le «Réseau de tourisme durable du Géoparc Jbel Bani» (RTDGJB) a vu le jour. Ce dernier met en valeur 300 établissements touristiques agréés selon les normes nationales et internationales, sur 42 circuits touristiques conçus aux départs des aéroports. Et desservant le territoire du Souss Sahara Atlantique, de l’Anti-Atlas, des arrières-pays des régions du Souss-Massa et de Guelmim-Oued Noun. Le réseau comptabilise déjà 3.700 chambres réparties sur le territoire du Géoparc et 10.000 autres en bordure des aéroports d’Agadir, Guelmim, Ouarzazate et des aérodromes de Tata et Zagora. 200 coopératives féminines seront mises à niveau afin de produire artisanat et produits du terroir sous la labellisation du Géoparc Jbel Bani dans le cadre d’une économie circulaire ayant pour objectif principal une production et distribution locale. Le projet prend en compte un accompagnement scientifique des universitaires et hautes écoles marocaines pour assurer un développement inclusif, pour une valeur identitaire de ce territoire. Avec utilisation des matériaux locaux et technicités intégrées aussi bien pour les réhabilitations d’habitats que pour des structures patrimoniales (220 Igoudars de l’Anti-Atlas sont déjà fichés par le réseau). La création de 95 nouveaux sites touristiques d’écolodges intégrés, de centres d’animation, de centres d’astronomie référencés par le réseau, afin de mettre en valeur tradition et modernité marocaine dans le respect de l’environnement et aspiration au «zéro carbone».
L’AMDGJB – Géoparc Jbel Bani, en accompagnement des élus et institutionnels, se donne également pour objectif la création sur 9 années de 12.000 emplois intégrés, permettant par des plans d’actions ajustés de définir que le monde rural peut être productif et non plus obligatoirement soumis au soutien national avec intégration d’activités rapportées à la comptabilité verte, et selon les objectifs de la régionalisation avancée. A ce jour, l’Association reste dans l’attente de l’agrément de ce territoire par les acteurs régionaux et les institutionnels. L’optique étant de promouvoir les capacités de développement de cette économie rurale et durable.

Source: leconomiste.com

Sud Maroc: vidéo sur traditions et femmes Guelmim Es Smara Tourisme Maroc, Arrière pays du Souss Massa

Vidéo sur traditions et femmes Guelmim Es Smara Tourisme Maroc, Arrière pays du Souss Massa
Quelle aura été ma surprise d’entendre la réponse d’un haut responsable du tourisme au Maroc à ma question :  
-          Que connaissez-vous du Sud Maroc ?
« Touristiquement parlant, si je dois venir dans votre région avec ma famille, comment y serais je accueilli ?, que vais-je pouvoir y faire ? »
Là est effectivement la question ?
Par méconnaissance de son histoire, de ses capacités culturelles, touristiques mais aussi de sa situation géographique, confondant Est et Sud, désert et montagnes, désert et côte Atlantique, ayant des préjugés sur les possibilités d’accueil et d’hébergements hôteliers, par méconnaissance de la richesse de son patrimoine matériel comme immatériel et puis, admettons le car il faut bien le dire,
-  par habitude de considérer ces régions comme inutiles,
- par l’absence d’une réelle prise en considération par les décideurs à convaincre les investisseurs à considérer un tourisme interne à portée des familles marocaines,
…, et soyons en persuadés, par l’absence d’intérêt des responsables nationaux comme régionaux à vouloir faire considérer par les élus locaux, un soutien aux investisseurs potentiels dans ce secteur,
.., on en arrive presque à comprendre une telle réponse !
Et pourtant ce territoire du Souss Sahara Atlantique avec ces arrières pays du Souss Massa comme de celle de Guelmim Oued Noun regorgent de véritables potentiels matériels comme immatériels pour un tourisme vert, tourisme rural, tourisme culturel, nature et sportif, de randonnée, treks et méharées !
C’est en cela méconnaître le travail associatif :
-          des CRT de la Région Guelmim Es Smara (Oued Noun), et CRT Souss Massa,
-          de l’AMDGJB, Association Marocaine de Développement du Géoparc du Jbel Bani
-          du RTDGJB,     Réseau de Tourisme Durable du Géoparc du Jbel Bani,
-          les investisseurs en place !
-          et autres bien entendu !





La capacité géo-touristiques des régions de l'anti atlas du Jbel bani, et de l’arrière pays du Souss Sahara atlantique

La capacité géo-touristiques des régions de l'anti atlas du Jbel bani, et de l’arrière pays du Souss Sahara atlantique
Le Maroc est reconnu comme le paradis des géologues, et vous serez surpris par la variété des paysages.  Les géologues les appellent Gèosites ou Géomorphosites. Vous serez étonnés par ce paradoxe entre monde rural  et modernité, par ce bouillonnement d’adaptations, une architecture marquée et différenciée par le nombre des chantiers en cours.   Vous serez épatés  par la diversité insoupçonnée des espaces et des couleurs, par la diversité et l’identité des populations citadines, comme rurale.  C’est bien dans la région de l’Anti Atlas, du Jbel Bani, du Draa et de l’arrière pays du Souss Sahara Atlantique que vous trouverez les contrastes les plus frappants.
En Europe comme pour les pays Arabes et de plus en plus pour les pays Africains et Asiatiques, il est maintenant de notoriét
é publique que le Maroc est un pays accueillant, réceptif et identifié par la qualité qualifiée de son Islam tolérant, par sa culture, son artisanat, sa gastronomie. Il en sera de même par la qualité et diversité de ses hébergements touristiques, avec ses  hôtels de luxe, ses maisons d’hôtes, gites ruraux de montagne, par  la diversité des offres touristiques avec les tourismes citadins, des d’affaires le MICE, ceux de loisirs, celui culturel et de nature, qu’ils soient golfique, sportif, de niches avec les rallyes, les marathons , les festivals de musique, comme celui des Alizés, celui de la Tolérance, celui du festival des Musiques Sacrées de Fès. Qu’il s’agisse de toutes ces offres, nées de l’originalité des acteurs qui les animent,  pour ce que sont les sports de glisse que ce soit avec le Parachutisme, le Surf, le Kitesurf et tout différemment pour ce  que sont, les Randonnées, les Rallyes, les Méharées.
Vous avez également les niches spécifiques du tourisme de montagne du désert et celle des rencontres au désert avec les Oasis.
Sous le règne de sa majesté Hasan II, le tourisme Marocain se confinait à l’offre des circuits des villes Impériales et à une offre adaptée  d’un tourisme balnéaire, principalement concentré sur Agadir faisant valoir en cela, son fond de  commerce basé sur la douceur climatique. Cela répondait parfaitement aux demandes des pays nordiques.
C’est par une volonté de rupture, sous l’impulsion Royale de sa majesté le Roi Mohamed VI, avec prise de conscience des professionnels, que fut engagée la vision 2010 avec pour objectif d’atteindre les 10 millions de touristes. Il fut ainsi programmé un dispositif de promotion renforcée et professionnalisée ainsi libéralisé avec l’Open Sky, un système de formation dynamisé, une forte dynamique d’investissement, les premiers jalons d’une nouvelle gouvernance avec la modernisation de l’Office National Marocain du Tourisme (ONMT), la création par le ministère du tourisme de la SMIT (Société Marocaine d’Ingénierie Touristique), et de celle des CRT (Conseil Régional de Tourisme), de l’Observatoire du Tourisme. Il a été aussi programmé la tenue annuelle des Assises du Tourisme, pour effectuer avec les professionnels le bilan des réalisations, et ainsi de débattre des priorités à venir.
Les profondes et rapides transformations du pays pendant cette période, mais aussi le bouleversement fondé sur la vision 2010 et les opportunités offertes par les nouvelles tendances  d’un  tourisme mondial en progression permettait de nourrir de grandes ambitions pour la nouvelle décennie 2010- 2020.
Le Maroc, voulant ainsi se démarquer en prenant l’engagement de continuer à faire du tourisme, l’un des moteurs du développement économique, social et culturel du pays, pris ainsi en compte la mise en exergue de l’authenticité, de sa diversité, ainsi que la qualité en développant une culture du service et une offre convaincante d’animation. Il en était de même pour ce qu’était la durabilité en mettant le développement durable au cœur de ses ambitions. Il s’agissait en cela de mettre en valeur toutes ses ressources marocaines qui ont été historiquement préservées,  disposant ainsi à cet égard d’un réel et considérable potentiel de différenciation dans un environnement prospectif, très concurrentiel.
L’ambition Marocaine était de nouveau ainsi formulée en 2020 : le Maroc ferait partie des vingt plus grandes destinations mondiales  et s’imposerait comme une référence du pourtour méditerranéen en matière de développement durable avec pour objectif de doubler la taille du secteur.
Malheureusement cela fut sans compter sur la crise Européenne de 2007 – 2008 et ses conséquences sur l’économie mondiale. Cela était sans compter sur les conséquences qui devait s’ensuivre n’ayant pas pu ou su prévoir les crises de conscience de la jeunesse mondiale, acculée au chômage et à la perte de toute forme de rêve et d’espoir du lendemain. Ces jeunesses s’exprimèrent plus concrètement dans celle du printemps Arabe fixant ainsi à tort, pour le marché touristique porteur, un amalgame injustifié impliquant a tort le Maroc avec certains pays du Maghreb et d’Afrique du nord à ces problématiques spécifiques.
Par malchance, vint s’ajouter à cela, la déstabilisation politique Proche-Orientale, avec les images rapportées en boucles par les médias occidentaux sur les turbulences géopolitiques méditerranéennes, avec celles du Sahel,  dans les pays émetteurs et affectèrent tout particulièrement la France, marché principal du Maroc.
Les déclarations non ciblées du Ministère des affaires étrangères qui ne différencièrent pas en un premier temps le Maroc  des  pays à risques, mais aussi les déclarations relatives aux attentats de Charlie hebdo, les attentats en Tunisie, puis celles des attentats de Paris en Novembre 2015. Le tout ajouté aux déclarations orientées de partis politiques se définissant mondialistes, de plus en plus radicalisés à celles relatives à l’islamophobie, à la volonté du devoir d’information et  de transparence de la part du Ministère de l’Intérieur du Maroc, cherchant par la transparence et l’information, à faire valoir la sécurité régnante au Maroc.
Malgré les discours rassurants du ministre du tourisme à faire valoir le maintien des arrivées touristiques au Maroc, en comparaison du malaise général qui s’instaurait pour les pays du pourtour méditerranéen, du Maghreb, en citant les résultats négatifs des autres pays riverains, font que le Maroc impacté se doit de revoir sa stratégie touristique.
Le droit aux vacances des Marocains, le soutien d’une économie touristique employant plus de 500 milles emplois directs et 750 milles emplois indirects, représentant 8% du PIB Marocain, nous invitent et nous obligent, en urgence,  à développer de nouvelles formes touristiques qui devront répondre aux besoins d’un tourisme interne. Cette réalité nous interpelle et nous oblige d’aller chercher des palliatifs à ces crises répétitives et de trouver les moyens d’asseoir cette industrie sur des fondements qui lui sont propres.
Le tourisme Marocain doit répondre par les diversité, originalité, identité, non seulement à des besoins nouveaux, mais précisément aux critères d’une demande croissante représentant jusqu'à 47% du marché mondial en ces tendances d’un tourisme nature d’un tourisme culturel axé vers la rencontre de l’autre.