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Patrick Simon «répond» à Najia Ounassar

M. Durabilité -entendez Patrick Simon- remonte, une fois de plus, au créneau pour défendre les causes défendables. En effet, saisissant au vol le message de la Présidente de l’AIH Agadir Najia Ounassar à travers un média national qui rejoint, d’ailleurs, les préoccupations justifiées des professionnels aux incidences de la crise sur l’employabilité du secteur touristique, il prend le relai en étayant davantage la somme des soucis et craintes exprimées, mais avec beaucoup d’acuité.

Ci-après le texte de sa réponse.

« Oui Najia, je m’adresse directement à toi pour « ton appel à tirer la sonnette d’alarme sur l’urgence à sauver les structures et les emplois» par cette réponse par laquelle, au nom de « tous ces acteurs de tous bords, et pas uniquement d’hébergements et/ou citadins », au nom de ceux qui se sont investis dans ces niches du tourisme durable dans les arrières pays, je tiens également à faire part de ce cri du cœur pour ce laisser aller, « cette mise à mal en responsabilité » par l’absence totale de nuitées depuis plus de 18 mois maintenant, pour ces gâchis irrespectueux des manques de soutiens à ces aménagements environnementaux locaux créés par ces acteurs touristiques, investisseurs, qui ont osé penser et investir dans les grandes lignes de ces nouveaux paradigmes touristiques s’ouvrant avant l’heure aux ères nouvelles du tourisme durable, des niches touristiques nature/culture, oasiennes, sportives, culturelles qui s’avèrent en cette période pandémique être portées aux nues en AGO de l’OMT 2020, et par les plus hautes instances internationales des pays Touristiques.

Mots trop forts ? Non je ne le pense pas !

Les non dits sur la réalité de ces hébergements délocalisés, ces longs silences de tous horizons sur la situation de ces investisseurs touristiques du monde rural, des arrières pays semblent, ne pas être pris en cause pour les réelles importances et images qu’ils représentent et qui devraient modéliser tous ces manquements aux formes de développement que subissent les provinces, les régions du fait de cette, non communication qui devrait pourtant s’y rapporter ! Car je pense réellement que ces villes touristiques en leurs communications, pour leur propre développement, se doivent de se référencer à leurs régions, à leurs arrières pays !

Des concentrations touristiques régionales, locales se sont créées ces dernières années, stimulées par ces besoins de développements qui se sont concrétisés par des concentrations où le laisser aller général de la tutelle, des administrations locales, régionales, en ont fait des espaces entièrement dépendants du tourisme, où les autorités ont fait usage de ces autorisations d’exercer sans contrôles, déterminant un informel rampant, définissant actuellement des conséquences économiques et structurelles locales graves.

Comme me le rapporte certains vers Zagora, vers Tata, vers Guelmim, Sidi Ifni (Mais affirme au  nom de la durabilité que pour toutes les régions il en est de même) et une amie, tenant une Maison d’hôte de renom,  « Allez donc voir les palmeraies du sud comme celle de Skoura, où actuellement d’après la gendarmerie, entre formel et informel 75 gîtes, maisons d’hôtes, fermes d’hôtes, logements chez l’habitant, campings sans activité aucune,  délaissent … 40000 habitants qui vivent presque tous du tourisme, (transporteurs, guides, commerçants etc.! ),

Ils peuvent encore tenir un peu avec les olives et quelques dattes, mais pour combien de temps ?

Rien n’a été fait pour développer autre choses que le tourisme. »

Nous ne citerons pas tous ces cas, par ci par là et les conséquences que supportent toutes ces structures reconnues, de Montagne, du Désert, du GTAM etc., qui ont fait l’objet des reconnaissances des « Prix du Tourisme Durable », lancés par le Ministère même ! En tant qu’investisseurs ils ont tous fait leurs choix par convictions, mais également en tant que réels investisseurs, non aidés ou subventionnés, car considérés comme pionniers !  Reconnus, mais non aidés, et parfois même décriés ?

Avec cette pandémie, cela semble être dans la continuité par le fait de concentrer les préoccupations de la communication uniquement sur l’urbain, en s’attachant à des noms de villes, (représentant il est vrai, le gros des nuitées), mais ces investisseurs touristiques locaux, régionaux doivent ils être laissés dans l’oubli ? Auraient-ils démérité ?

De manière générale, ils ont prouvé être porteurs de stabilités sociales et d’espoirs délocalisés en rendant bien service en ces problématiques d’exodes rurales pour les jeunes comme pour la gente féminine, en ces moments où l’on se doit d’être lucide pour considérer qu’en ces régions, avec la sécheresse,  il n’y a plus grand monde intéressé par l’agriculture, surtout en ce qui concerne les jeunes.

Alors jusqu’à quand ce chouia de pain et quelques olives ou dattes ? sans songer aux fractures sociales ?

Les acteurs touristiques eux, sont à bout de souffle ! Ils ont plus que participés et du moins, tout autant que d’autres pour maintenir leurs personnels car ne sont pas en ville, mais bien en secteurs de proximité humaine ! Comprenant eux aussi que le tourisme ne reprendra pas de sitôt, même si au Maroc, tout est mis en œuvre pour la vaccination. Les clients ne sont pas là !  L’absence de mobilité liée à la sécurité sanitaire s’explique aisément, mais en tant qu’acteurs touristiques, ils ont pour beaucoup répondu au formel !

Ils sont prêts à jeter l’éponge si aucune aide structurelle pour les mois à venir sur leurs frais fixes, si moratoire pour les taxes locales, taxes professionnelles, rééchelonnement bancaire, de leurs charges sociales, sans reconduction de l’indemnité CNSS pour sauver les emplois, ne s’appliquent pas dans la grande urgence pour y remédier ».

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