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Tourisme Rural, Tourisme Durable et Durabilité: EL MELHFA, TENUE DE LA FEMME SAHRAOUIE En Région Guelmim Oued Noun

Le vêtement traditionnel de la femme saharaouie s’appelle  «EL MELHFA». EL MELHFA est un long et large voile que les femmes du Sud-ouest marocain enroulent sur elles à la manière du HAÏK.  « EL MELHFA » redevient à la mode ces derniers temps y compris chez les jeunes filles qui l’arborent comme le signe d’un retour déterminé aux habits traditionnels. Cet effet vestimentaire très ancien, est long généralement de 4 mètres et large d’environ 1,5 m. Les femmes l’entourent autour de leur corps.

EL MELHFA doit couvrir tout le corps de la tête aux pieds, sans même laisser apparaître les cheveux. Il revient comme un sérieux concurrent de la DJELLABA ou du HIJAB, après l’abandon définitif du HAÏK, l’autre voile séculaire. Toutes les MELHFAS ne sont pas  identiques. Il y a  celles qui se portent pour les grandes occasions familiales et religieuses, celles que les femmes Saharaouies mettent chez elles, celles portées par les jeunes filles et celles portées par les femmes mariées.

Il est généralement de couleurs vives et chatoyantes au regard. Selon sa qualité, «EL MELHFA» peut coûter entre cinquante et dix mille dirhams.

EL MELHFA traditionnel appelé aussi «MELHFA NILA» de bonne qualité est, lui, de couleur noire. Il est encore porté par des femmes âgées ou pour les fêtes.

Coloré de teintes naturelles venant généralement du Sénégal, la femme s’en sert pour se protéger du soleil, ainsi que pour se maquiller en passant les pans du «EL MELHFA» sur les lèvres et les paupières.

La « MELHFA », qui ressemble, à s’y méprendre, au sari indien, se caractérise par sa grande variété en qualités et couleurs. Il y a celles simples que l’on consacre aux jours ordinaires et celles que l’ont ne sort que pour les grandes occasions familiales ou religieuses et qui se distinguent par leur différents tons et couleurs ainsi que par un certain raffinement.

Cet habit, qui protège à la fois du froid et de la chaleur, se porte toute l’année, par les jeunes et moins jeunes femmes, chacune selon son style, sa préoccupation du moment où, plus simplement son goût. Il va sans dire que les plus jeunes préfèrent les couleurs les plus vives et les plus attrayantes, celles qui, croient-elles, les feraient immanquablement sortir du lot.

Par le passé, dames et jeunes filles du sud-ouest portaient une tenue unique : une large gandoura (ABAYA), composée de deux pièces en deux couleurs, le bleu et le noir. Désormais, dès qu’elles atteignent leur majorité, les jeunes filles portent la « EL MELHFA » et la gardent pour toujours.

Dans l’ensemble, il n’existe pas de différence majeure dans la façon de porter cet habit. La seule différence réside dans le type de tissu utilisé pour sa fabrication.

Aujourd’hui, il existe sur le marché local différentes sortes de  tissus  de très haute qualité. Cependant, on constate, selon  plusieurs couturières de Bechar, des nouveautés dans la fabrication des « EL MELHFA » introduites en fonction de l’évolution des goûts. A l’évidence, les goûts des jeunes filles de vingt ans ne sont pas ceux d’une dame de la soixantaine.

Le retour à cet habit traditionnel favorise, par conséquent, le développement de sa fabrication. Il symbolise également un attachement aux us et coutumes, de même qu’il met en exergue la    richesse et la diversité du patrimoine culturel et social local.

La Commission développement avec suivi de Patrick Simon, 1er Vice Président Conseil Régional de Tourisme (CRT) de la Région Guelmim Oued Noun, Par Khadija Agamour         P.I.T. de Guelmim (Point d’Informations Touristiques)

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