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Disruption et différenciations entre tourisme durable et l’urgence du besoin de durabilité touristique marocaine !

*-LE TOURISME DURABLE

Le durable n’est pas une pratique à part, ni un marché particulier.

Tout professionnel peut l’adopter en appliquant les principes de développement durable ! Cela s’applique de bien entendu à l’ensemble des acteurs du tourisme ! Aussi tout à chacun, professionnel comme touriste s’y adaptera par sa responsabilité à pratiquer, respecter ou offrir les critères de Durabilité.

L’Organisation Mondiale du Tourisme (OMT) définit le Tourisme Durable comme “un tourisme qui tient pleinement compte de ses impacts économiques, sociaux et environnementaux actuels et futurs, en répondant aux besoins des visiteurs, des professionnels, de l’environnement et des communautés d’accueil”. Il vise l’équilibre entre les trois piliers du développement durable que sont, la création d’emplois, l’économie sociétale et une croissance inclusive et intégrée dans la production et la réalisation d’activités touristiques !

Le paradoxe résultant de ces principes réside dans le fait que ces deux dernières décennies ont défini des exigences envers l’industrie du tourisme de travailler d’une manière plus durable qui n’aura fait qu’augmenter, parallèlement aux reproches qu’on lui fait à ce niveau. Cela est le cas, pour exemple, des mobilités aériennes comme de croisières, ou des effets de sur-tourisme, qui finissent par aboutir à la remise en cause des voyages pour lesquels ces moyens sont nécessaires.

Même si de telles déclarations ne devraient pas être prises trop au sérieux, cela montre qu’aujourd’hui les gens ont une approche plus différenciée pour faire les choix de leurs destinations de voyage qu’il y a encore quelques années.

Le Tourisme Marocain du fait de la pandémie tombe en plein dans ces dépendances du fait de sa géographie avec dépendante des mobilités, sans avoir su diversifier ses offres et entre autre chose avoir mis en place ses solutions de tourisme interne pouvant répondre aux besoins de son propre marché nécessaire à sa Classe Moyenne.

Le Tourisme Durable et le Green-Washing:

Nada Roudies, en sa qualité de Secrétaire Générale du ministère du tourisme fut également Présidente du Partenariat Mondial du Tourisme Durable de 2013 à 2015, représentant également le Maroc en tant que co-lead du programme tourisme durable du cadre décennal des Nations Unies pour une Consommation et Production Durable (10YFP-SCP), eut cette lourde charge du faire valoir, avec forte communication, les réelles volontés du Maroc de se définir comme véritable champion du Tourisme Durable. Si des avancées certaines avec Remise de Prix, mise en place de label(s) (Clef Verte), il faut bien reconnaître qu’elle n’eut jamais les moyens stratégiques pour mettre en place de réelles stratégies et gouvernance  permettant des résultats probants justifiant ainsi les trop faibles incidences sur la profession..

Le Tourisme Durable et les labels

Les raisons de l’échec des labels de tourisme durable avec les problématiques des mêmes critères pour tous, résident dans leur rigidité et leur prétention pour que les établissements certifiés aient déjà atteint un statut d’excellence.

La plupart des labels sont composés de 100 à 150 critères, qui doivent être respectés pour devenir un hôtel, « soi-disant » durable. La clientèle peut ainsi trouver le même label avec les critères identiques dans un hôtel d’affaire de 150 chambres dans une grande ville ainsi que dans un hôtel ou maison d’hôtes de 10 chambres dans une région rurale. Ceci est difficile à comprendre pour le client et entraîne ainsi une perte de crédibilité.

Il en restera pour beaucoup qu’en ce sens par le peu de résultats probants pour le Durable et les labels, que les actions Marocaines entreprises auront été très vite rapprochées à l’un des plus grands problèmes dont le tourisme durable souffre, le Green-Washing,.entraînant ainsi une perte de confiance de la part des convaincus du Durable.

*-LA DURABILITÉ TOURISTIQUE

À l’occasion de la Journée mondiale de l’environnement, le programme du Tourisme Durable de l’Organisation mondiale du tourisme (OMT), la Durabilité Touristique est annoncée comme sa nouvelle vision du tourisme mondial par le Tourisme rural !

Au moment où  plusieurs destinations dans le monde commencent à assouplir les restrictions sur les voyages et la mobilité et le secteur du tourisme s’apprêtent à reprendre leurs activités tout en tirant  des leçons de la pandémie, le Secrétaire général de l’OMT, Zurab Pololikashvili, a déclaré:

«La durabilité ne doit plus être un créneau du tourisme mais doit être la nouvelle norme pour chaque partie de notre secteur. Il s’agit de l’un des éléments centraux de nos directives mondiales sur le redémarrage du tourisme. C’est de notre responsabilité de transformer le tourisme et l’émergence de COVID-19 devient ainsi un tournant pour la durabilité».

Une croissance meilleure, plus durable et résiliente

La durabilité ne doit plus être un créneau du tourisme mais doit être la nouvelle norme pour chaque partie de notre secteur du tourisme:

La reprise responsable du secteur du tourisme, doit être fondée sur la durabilité, pour mieux reconstruire. Cela soutiendra la résilience du tourisme afin d’être mieux préparé aux crises futures.

La vision Post Covid 19 Marocaine se doit donc, ainsi, soutenir l’élaboration et la mise en œuvre de plans de relance, qui contribuent aux objectifs de développement durable (ODD) et à l’accord de Paris. Cela est donc du ressort des politiques qui se doivent d’être le soutien des professionnels dans ces reconversions

À une époque où les gouvernements et le secteur privé s’engagent sur la voie de la reprise, le moment est venu de continuer à progresser vers un modèle de tourisme plus durable sur les plans économiques, sociaux et environnementaux.

Six lignes d’action sont ainsi à mettre en œuvre pour guider la relance du tourisme responsable pour les personnes, la planète et la prospérité : ce sont

*- la santé publique,

*- l’inclusion sociale,

*- la conservation de la biodiversité,

*-  l’action climatique,

*- l’économie circulaire, et,

*- la gouvernance et les finances.

SYNTHÈSE :

Pour se faire les Stratégie et Gouvernance du Tourisme Durable Marocain se doivent de renforcer les impacts sur le développement durable du secteur du tourisme d’ici 2030 s’accommodant au mieux à de nouvelles façon de voyager à travers des consignes et définitions applicables au niveau national comme régional, de la régionalisation avancée, des nouvelles formules de développement ce qui engage à la nécessité d’une partenariat Ministériel et Régions, avec les moyens adéquats attribués et déclinés aussi bien, aux niveaux politiques et administratifs nationaux, comme régionaux, que professionnels, par:

*- du développement réadapté, avec résolution de l’intégration de l’informel et de celle du développement territorial s’accordant à la réalité des regards du voyageur,(hygiène, pollution etc. !)

*- de la promotion et de l’intensification des modes des consommations et des productions durables qui stimulent l’utilisation efficace des ressources naturelles,

*-de  veiller à impliquer l’efficacité énergétique, comme  le fait de moins produire de déchets,

*- démontrer l’intérêt à relever les défis du changement climatique et de la biodiversité.

…, et cela et seulement avec mise à l’écart de toutes déclarations à effet de Green Washing !

Entre les essais envisagés par le département de Nada Roudies, qui fut malheureusement et malgré les apparences bien seule dans son Ministère à y croire, ce serait en cela la différence fondamentale qui permettrait une véritable reconnaissance du Maroc qui façonnerait ainsi son originalité dans les concurrence effrénée qui se prépare dans la relance touristique Post COVID, si cette fois ci, il démontre qu’il s’adonne à une volonté Inter Ministérielle confirmée de vouloir exprimer par de réelles:

*-interdisciplinarité, interculturalité et transversalité régionales, et cela avec les moyens appropriés et adaptés pour la Durabilité Touristique Marocaine,

…, d’un nouveau paradigme marocain de propositions de l’art de voyager !

Seul moyen de pouvoir répondre en ce sens à  la théorie de la dissonance cognitive qui est l’une des théories majeures de l’harmonie cognitive qui fut développée par Léon Festinger qui, dès 1957, explique que la dissonance cognitive est le plus souvent le résultat de l’apparition de nouvelles informations ou de nouveaux événements, ou directement le fait des contradictions parmi les opinions et/ ou les comportements des individus, et qu’ils cherchent à réduire. Définissant qu’à contrario, on parlera de consistance cognitive ou de cohérence cognitive (cognitive consistency) – Festinger utilise le terme de « consonance » – pour illustrer chez les consommateurs, donc le voyageur, le principe d’une situation d’harmonie entre leurs croyances, leurs convictions, leurs pensées…

Jacques-Marie Aurifeille explique que : « Le besoin de cohérence cognitive peut inciter les personnes interrogées à minimiser l’évolution de leurs valeurs. Bien qu’une telle éventualité ne doive pas être négligée, on peut remarquer que, selon la théorie des valeurs, la raison des changements de valeurs est précisément de répondre aux sentiments de contradiction interne.

Dès lors, le voyageur qui reconnaîtra un changement de valeur indiquera justement sa volonté de consistance cognitive. »

Ces éléments devenant effectifs pour le Maroc, celui ci devra savoir se rattacher en ce sens, par une communication digne de ce nom, aux définitions d’une véritable durabilité Touristique dirigée par l’OMT, en essayant de s’associer aux actions des gouvernements Français et Espagnol qui sont actuellement désignés en tant que co-chefs de file en collaboration avec le PNUE.

Patrick Simon DURABILITE TOURISTIQUE    08 Mars 2021

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