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Quel tourisme après la Covid 19 ?

Attention,     la Covid-19 peut cacher une autre pandémie !

Alors quel tourisme marocain pour les décennies à venir !

Comme l’on disait dans les jeux des « Batailles Navales »  de mon enfance 

«le Tourisme Marocain est touché mais pas coulé !»,  mais il faut en convenir, il aura réellement souffert. Le tourisme de demain ne sera plus celui d’hier!

En fait qu’est ce à dire ?

Malgré vaccination et Pass, l’individu, le touriste, le voyageur  va se sentir de plus en plus suivi, dépendant ! Je pense véritablement que sur le plan mondial, la majorité de ceux-ci, se sentira en réaction et en phase avec ces nouvelles réalités faisant valoir aussi bien le sur-tourisme, que la défense de l’environnement, le changement climatique, les stress hydriques, les phénomènes d’immigrations, le tout mêlés à ces nouveaux langages des pays émergents et à un anglicisme montant !

Les effets d’échelles dans les rapports professionnels auront évolués pour ceux qui auront bien voulu le comprendre, entre les métiers traditionnels pour ce que sont les mobilités aériennes comme maritimes, ferroviaires et routières, les concentrations locales comme régionales, les outils mais aussi et surtout les adaptations et formations au digital, aux NTIC pour les relations TO, Agences, Hôteliers etc., puis pour ce que sont les pratiques et besoins de ces générations montantes qui seront passées, trop vite,  des X au y et Z, puis aux millénials, demandeuses et elles-mêmes innovatrices en de nouveaux besoins, nouveaux métiers et horizons !  Les outils auront-ils suivi ?

Alors quel tourisme marocain pour demain,  quand l’on peut faire le constat du divorce assumé qui s’exprime de plus en plus ?

*-entre les professionnels et les populations qui leur reprochent aussi bien prix, que produits, 

*-entre décisionnels et tutelles qui obligent les professionnels avec cette pandémie à se sacrifier en les obligeant à se vendre aux MRE en dessous des bases minimales acceptées et rattachées aux grappes fiscales, cela afin de résoudre les rentrées des devises nécessaires à la marche du pays, et cela sans que ceux-ci soient  aidés, au même titre que les professionnels des autres pays concurrentiels qui seront présents pour la dite reprise, en concurrence déloyale.

Alors quel tourisme pour demain lorsque l’on fait le constat des concentrations trop importantes  sur des villes et leurs aéroports qui font que, dans une dépendance globale des acteurs en mobilités (aériennes ou maritimes) à qui l’on a confié les croissances touristiques marocaines par ouvertures des lignes, font qu’un simple Virus, faisant tousser une ville, peut stopper le tourisme national comme régional !

Alors quel tourisme pour demain, lorsque l’on fait le constat du différentiel établi entre formel et informel, entre urbain et rural définissant l’incohérence totale des capacités de cogestion,

– pour ce que sont sécuritaire et santé,

– pour ce que sont grappes fiscales locales, provinciales, régionales comme nationales, définissant ainsi pour le gouvernement un désintérêt pour une « non industrie », incapable de réagir par elle-même !

Alors que faire, sinon de se remettre en cause, tout en acceptant les réelles performances passées et compter, avant toute chose, sur les besoins patrimoniaux et identitaires en innovations, créations et opportunismes Bottom Up combinés pour définir des attractions, attractivités et images originales marocaines renouvelées, en stratégies et gouvernances adaptées aux besoins réels d’une situation d’après Covid, d’une époque, d’une économie, du pays, de ses populations et de sa jeunesse en parfaites inclusions et intégrations  culturelles. Il s’agit de consolider l’existant en le rendant plus performant mais aussi et surtout de construire la réelle industrie Touristique Marocaine de demain, digne de ce nom, avec stratégie et gouvernance basées sur un panel de partenariats Publics/Privés, de professionnels, d’experts et de jeunes.

Le concours des Universités et Hautes Ecoles sont capables d’apporter ce sang neuf de l’innovation et de la création, de l’adaptation par l’Ingénierie  et le design, le marketing territorial

Il y a nécessité de redéfinir des besoins en nouveaux métiers, technologies et en formations, comme en mises à niveaux nécessaires en arguments économiques et financiers, adaptés à la période pour redéfinir avant nos concurrents, hors précipitations, mais avec assurance, cette particularité et originalité d’une identité marocaine adaptée et portée par des acteurs persuadés, face à cette dure reprise touristique concurrentielle qui se prépare ! 

Cela pour ce qui est du tourisme international !

Pour ce qui est du tourisme interne, il s’agit avant tout de répondre aux besoins des droits aux vacances des marocains et de définir cette adaptation nécessaire pour créer ces outils capables pour le futur de répondre au minimum à 50% du marché national du tourisme marocain afin de répondre, en cas de besoins  face à une nouvelle pandémie aux continuités professionnelles des métiers du tourisme et d’une industrie touristique pouvant répondre aux besoins d’une économie nationale. 

Il faut pour cela concevoir ces nouveaux outils d’hébergements et d’animations répondant à ce besoin de démocratisation qui s’était exprimé dans le monde entier dans cette expansion touristique des années 70. Il s’agit pour cela d’innover et de créer ces outils répondant aux critères de l’étalement des vacances intégré avec la régionalisation avancée et les nouvelles formules de développements dans un cadre d’une nécessaire formalisation, en formatant, en igniciant sa clientèle á l’acte touristique, aux devoirs et obligations  civiques de l’individu en vacances.

Il s’agit en cela d’adapter ces outils touristiques dans le cadre d’un aménagement territorial équilibré entre urbain et rural, balnéaire et culturel et/ou de niches professionnelles reconnues avec les outils d’accompagnements d’animations et culturels adaptés.

Il s’agit en cela d’œuvrer par les mises à niveaux nécessaires des élus et de la société civile régionale, afin d’adapter et d’intégrer les outils actuels de l’informel à une rèformisation de l’industrie touristique locale, provinciale, régionale comme nationale. 

Il s’agit de concevoir un aménagement touristique régional mettant en valeur ces atouts patrimoniaux matériels et immatériels nationaux, religieux, pluri confessionnels, en démocratisant le tourisme par du « All Inclusif rural de haute gamme, Camping 5 et 4* »,  très à la mode partout dans le monde et répondant parfaitement aux demandes et besoins familiaux et des demandes nature/culture que recommande l’OMT en tant qu’outils et rapports prix.

Il s’agit d’adapter à la fois l’animation modernisée à l’ensemble des critères des NTIC, attractions, attractivités et images rapportées aux populations comme aux millénials, en formalisant des investissements publics/privés permettant à la fois de développer « une industrie touristique ». 

Il s’agit également, de s’aligner sur une régulation de la fiscalité rurale et locale de ces résidences informelles balnéaires comme rurales,  avec des activités périphériques d’aménagements des besoins en santé, éducations, animations et accompagnements de la société civile régionale comme locale.

Ne dit on pas, quand le bâtiment tout va ? Nous sommes passés pour le tourisme mondial de cinquante (50) millions de touristes en 1950 à un milliard trois cent quatre vingt million en 2019 (1MM380 millions):

Malgré la pandémie nous tendrons d’atteindre les 1MM850M en 2030 !

Le Maroc doit ainsi se positionner pour 50% de tourisme interne en 2030. Il se doit de respecter et de redonner le sens de la durabilité à ses trois millions d’emplois directs et indirects actuels.

Aussi et à ce titre pourquoi ne pas se baser sur ces territoires pilotes existants, Territoires Soutenables, Géoparcs, Parcs nationaux, Patrimoines historiques régionaux et  imposer par exemple l’accompagnement du Culturel, de l’histoire au Tourisme et en cela:

*- à toutes nouvelles demandes de projets touristiques urbains, la réalisation de 50% de son investissement immobilier touristique en monde rural,

*- à toutes nouvelles structures de s’impliquer dans des formations aux nouveaux métiers du tourisme, aux formations en langues adaptées aux nouvelles sources des niches culturelles envisagées (Chinois, Russe, Portugais etc.) 

Enfin et surtout, le Tourisme Marocain de demain ne pourra pas se réinventer (et pourtant il le doit) s’il n’est pas envisagé immédiatement dans un rapport Public/ Privé de réinventer globalement l’organigramme national régional, urbain rural, et celui des nouveaux métiers, sur une gamme complètement revisitée pour le futur en laissant la main aux professionnels pour se gérer et en leur donnant les moyens nationaux comme régionaux de financements adaptés facilitant et imposant les moyens et fonctions minimales, nécessaires pour concevoir, envisager, réaliser les plans d’actions arrêtés aussi bien nationalement que régionalement de manière inclusives et intégrées.

Je reste profondément persuadé que pour une résilience durable, le Tourisme Maroc doit se faire et façonner sa propre clientèle et non pas se la laisser imposer !

L’industrie touristique, dans son état actuel est largement dépassée par une concurrence des autres industries qui se seront démarquées par une meilleure capacité d’adaptations aux situations pandémiques pour les marchés nationaux comme internationaux. 

Le Gouvernement, la Tutelle, les professionnels doivent savoir en tirer les leçons, les prémices de la reprise Post Covid augurent les nombreuses possibilités alternatives de développements avec les NTIC, les Energies renouvelables etc. tournées vers de nouveaux marchés plus performants.

Pour le Tourisme, il n’est jamais trop tard pour bien faire, mais il est certain que faire l’autruche face aux réalités serait n’avoir rien compris aux dictons qui peuvent dire :

*-au nom des populations :    «Que tous ce qui est fait pour moi sans moi, peut être contre moi !

*-vis-à-vis des professionnels: « Qui n’avance pas recule ! »

*-pour le gouvernement :    «laisser perdre son tourisme, serait perdre l’Image Marocaine»

Patrick Simon  –  Tata  –         15 Juillet 2021

Président Commission Durabilité Tourisme.

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