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La Covid 19 et ses retombées ??? « Patrimoines matériels et immatériels vernaculaires » Quels aménagements touristiques des territoires de demain ? Cas du Territoire Soutenable du Géoparc Jbel Bani (TSGJB) ! GOUVERNANCE ET DURABILITÉ TERRITORIALE VERNACULAIRE RAISONNÉE !

L’on peut, après plus d’une année déjà de pandémie, se faire une idée de la fragilité de ce que les civilisations successives les plus entreprenantes ont essayé de construire, par le constat des dégâts que la Covid 19, simple Virus a pu provoquer dans nos avancées technologiques, dites économiques, politiques, commerciales, financières !
Fameuses certitudes, contestées et remises en causes, mais pourtant régulatrices de nos systèmes de vie de la dite civilisation ! Pourtant le constat est là, à force de confinements et déconfinements, le culturel, le besoin de se retrouver, d’échanger, de respirer remet en cause les notions de lieux et d’espaces mêlés aux valeurs culturelles matérielles comme immatérielles !
N’est ce pas en cela un simple rappel de la Charte du Patrimoine Vernaculaire ? qui définit en effet « qu’Il serait indigne de l’héritage de l’humanité de ne pas chercher à conserver et promouvoir ces harmonies traditionnelles qui sont au cœur même de son existence et de son avenir !
…, car à juste titre, le Patrimoine Vernaculaire suscite la fierté des peuples ! »
Une réalité criante, par le fait que d’être en milieu rural ou bien urbain, la notion territoriale est avant toute chose, certes Géographique, Juridique, politique, mais avant tout faite d’humanité !


Réalité territoriale, que l’on peut définir par :
1/-son cadre spatial avec des limites de sécurité,
2/-communal, se définissant par les compétences en interactions avec les populations, face
3/-au territoire « dit » Institutionnel !

Ce sont bien les populations qui construisirent leur territoire. En cela, au Maroc, nous nous réfèrerons « au Territoire des Douars basés sur des actions collectives», défini par le bas, et qui restent toujours sous influences de ces institutions informelles mais culturelles telles que Jemâas et Kabilas.
Aussi entre Urbain et Rural l’on peut considérer trois (3) types de territoires :
1/-celui des aires fonctionnelles (se rapportant à la ruralité à côté des villes),
2/-celui des aires métropolitaines (qui se se rapportent à des espaces en inter actions entre périphéries et centres)
3/-et celui des aires rurales !

Cela amenant aux questions fondamentales liées aux Territoires d’aujourd’hui et de ceux de demain:
Comment institutionnaliser le territoire des populations avec celui dit fonctionnel ?
Faut-il dans le cas de la ruralité institutionnaliser les douars, les délimiter sachant et connaissant les notions des délimitations territoriales ethniques !
A ce titre le HCP pose la bonne question en demandant en quoi doit-on définir le Douar, car il ne l’est toujours pas ?
On est encore très loin en cela de l’innovation institutionnelle nécessaire
aux besoins des temps modernes !

De leur côté les aires fonctionnelles, comme l’urbain et la Cité, sont des espaces catalogués de politiques, faits de grandes fragmentations se qui implique l’absence d’actions fédératives et définit un dilemme structural de gestion citadine. (Exemple de Cités faites de 20 communes urbaines avec différentes tendances politiques, syndicats intercommunaux issus de la Loi 73-14 qui amènent à des répartitions et fragmentations des fonctionnalités car régies par des conseils de tendances différentes !)
Dilemmes donc pour définir l’espace et son pouvoir ?
Quel pouvoir politique ? Agence métropolitaine !
Avec quel pouvoir politique ? Quel volet démocratique ?
D’où quelles innovations territoriales possibles, et surtout nécessaires, pour le monde de demain ?
Quels types d’outils démocratiques ?
Avec quelles interactions politiques pour les grands ensembles tels que centres et périphéries ?
Cas des collectivités territoriales et des douars périphériques ?
D’où la question ? Comment réguler ces cas institutionnels ?

Doit on envisager le type « Cercle » (qui, rappelons-le, à l’heure actuelle dépend de l’intérieur !)
Ce constat, simple et simpliste à la fois pose cependant la question, qui est celle de :
.., trouver cette institution capable de rallier rural et fonctionnel !
D’où ce besoin de nouveautés institutionnelles !


…, de ce besoin en innovation, en créativité, en gouvernance !
…, besoin de cette prise de conscience dans cette dichotomie entre territoire rural et urbain !
…, dans ces besoins d’innovations pour ce monde rural en organisation en ruralité !
Au regard de ces états des lieux faits sur les bases d’une monographie interrégionale du TSGJB que nous avons pu définir dans un cadre structurel vers les NTIC de « GEOPEDIA » nous nous sommes rangés au fait de concevoir cet aménagement géographique sachant considérer au travers de l’économique et du sociétal
*-cette innovation multiforme prenant en compte les échelles locales, régionales et nationales pour des cadres spatiaux spécifiques, institutionnels répondant à une intelligence pluridisciplinaire collective dans un cadre d’ensemble vernaculaire !
Pour cela nous avons pu conclure qu’il nous fallait considérer cinq (5) enjeux majeurs qui obligent aux formules d’accompagnements prenant en compte:
1/-l’intégration économique sur fond de Durabilité,
2/-l’équité territoriale,
3/-la fracture sociétale territoriale et la pauvreté qui la caractérise en la reconsidérant sur des échanges durables,
4/-les compétitivités nécessaires à toutes formes de développements,

5/-les capacités de résiliences en cas de crises !
Cela en s’obligeant à définir le dialogue futur de ce que devront être les engagements de l’État !
1/- pour quels partages,
2/- pour quel type de société nouvelle,
3/- pour quel devenir ?

…, cela n’étant possible que sous conditions de considérer quel devrait être ce type d’innovation capable de définir les règles de facilitations au service de l’intelligence collective, définissant un nouveau contrat social avec les attentes et besoins ayant à être partagés et acceptés par les intéressés ?
…, sous condition de définir ce type d’innovation territoriale capable de faire face aux défis internationaux des ODD déterminant :
*- les formes d’innovations territoriales résilientes profitables à tous,
*- offrant le développement humain pour tous.

Aussi pouvons-nous nous rappeler que les « Nouveaux Agendas Urbains » font appels à eux seuls, quinze (15) fois aux besoins de l’innovation, et pour n’en citer que quelques uns
*-Innovations et Recherche,
*-Innovation et Partages des savoirs, (Capital Humain),
*-Innovation par Renforcement de la coopération,
*-Innovation par la Déconcentration,
*-Innovation par application des 17 ODD,
*-Innovation par une nouvelle génération de Mobilité.

C’est par ces constats que l’idée de « Territoire Soutenable de Géoparc Jbel Bani (TSGJB) » est née, afin de définir la structuration d’outils suggestifs permettant d’inciter, de suggérer, de mettre tous les atouts de réflexions et d’études à disposition les capacités Géo Agro Éco Touristique, Culturelles et Économiques du Territoire pour définir les accès possibles pour tous citoyens, tous jeunes, à la société civile, aux élus, tous type de populations !
NOUS AVONS DONC EU À NOUS TOURNER VER LE GLOBAL, L’INNOVATION RÉGIONALE, TERRITORIALE DANS L’ESPRIT D’UNE RÉGIONALISATION CONÇUE BOTTOM UP, INCLUSIVE, PARTICIPATIVE
BASE SUR L’UNITÉ TERRITORIALE ET LOI DU NOMBRE AFIN D’EN DÉTERMINER LES RESULTATS REGIONAUX.
Cela par un processus d’approche en optimisation du territoire avec ses trois arrières pays en s’appuyant sur leurs ressources et capacités humaines et territoriales de toutes sortes !
En instituant et commençant par une mobilisation des ressources en acteurs locaux pour constituer un management local avec une volonté de se tourner vers la jeunesse avec la constitution :
*-Incubateur,
*-Clubs des jeunes !
*-Coopératives et Confédérations féminines !

Aussi, s’agissant de comment accéder à cette richesse du savoir collectif, nous nous sommes portés à définir les relations de suivis et d’accompagnements des savoirs avec pour exemple création d’un premier incubateur des jeunes, puis formulation d’un coopératif GIE permettant les mises en place de projets tels que
*-labellisation et confédération pour les Tapis du Territoire du Géoparc Jbel Bani ?
*-permaculture et Plantes aromatiques et médicinales,
*-productions régionales d’huiles essentielles,
*-produits du Terroir labellisés pour des écoulements en économie verte et circulaire par le Réseau de Tourisme Durable et Rural du Géoparc Jbel Bani (RTDR GJB), le marché national, l’internet !

…, le tout en sachant trouver le lien entre capacités collectives et le Smart Territoire par l’usage partagé par la jeunesse locale du digital
*- pour concevoir une collecte de données humaines, humanistes des contenus partagés, ressentis, vécus au service du développement collectif certes, mais aussi,
*- avec le souci d’une attention nouvelle vers le vernaculaire, plutôt que sur l’usage de processus non partagés, avec objectifs de placer ainsi le citoyen en tant qu’acteur principal des promotions, des partages, des participations aux transformations du développement,
*-cela en toute acceptabilité, et
*-compréhension en créativité, efficacité, équité, durabilité pour le respect des éco système territoriaux.
L’union faisant la force, nous considérerons comme en physique que la création de ces champs multiples participera à celle d’une force pouvant créer un mouvement participatif !
Ce qui est à saisir c’est que ces outils, partagés et compris permettront une démultiplication des processus qui, avec les NTIC, la réalité augmentée, l’Intelligence Artificielle et l’ensemble des capacités du numérique permettront de mieux s’appuyer sur les arrières pays pour réagir et construire ce redémarrage nécessaire du territoire en ces lieux d’histoire et de culture ressentis et adaptés aux besoins et adaptations aux temps modernes !
(Exemple: les résultats actuels des statistiques Alexa/Amazon/Google de l’AMDGJB-TSGJB)
Nous nous sommes également appuyé sur les partenariats Universitaires pour concevoir de l’innovation au sein de la recherche scientifique afin d’évaluer et pratiquer de nouvelles formes de rapports à un enseignement qui désormais, se doit d’être fondu, confondu pour de nouvelles capacités sociétales avec les Objectifs de Développement Durable (ODD) et pour concevoir avec la jeunesse du TSGJB une véritable force motrice de développement territorial urbain comme rural !
Car nous concevons l’aménagement du territoire comme de véritables systèmes productifs organisés !
Cette pandémie en une année vient de nous démontrer la fragilité de nos systèmes et nous oblige à réagir encore plus vite à des solutions jamais pensées, mais adaptées, considérant la crise économique qui en découle comme, aussi et surtout, une crise de comportement !
Cela se manifeste principalement par cette relation entre acteurs et dynamisations des activités économiques aussi bien sociales que culturelles qui interpelle plus que jamais sur les rôles :
*- de l’État, de l’élu, du citoyen, de la société civile !
Nos études et états des lieux de ces dernières années nous interpellent sur qui est qui ?
…, sur qui au niveau territorial prend la peine de désigner et définir ces personnes morales et/ou physiques capables d’innover sachant que :
*- par manque de mutualisation,
*- du fait des divisions, de l’accoutumance, du statique,
*- que dès qu’une idée surgit l’on retombera dans les éternelles questionnements et affirmations qui se traduiront par le fait que les élus définiront :
*- leurs manques de moyens, s’attachant et s’arrêtant au fait que nul autre structure qu’eux mêmes sera en mesure de faire et/ou d’appliquer ?

Restait donc sur ces faits, cet éternel questionnement qui fait que tout le monde étant d’accord pour définir les capacités territoriales comme effectives par les ressentis vernaculaires qui ont fait la force des territoires, de définir et de se poser la question de:
*- comment peut-on faire valoir une dynamique nouvelle si l’on ne se donne pas les moyens, si l’on n’est pas capable d’accepter l’innovation entrepreneuriale ?
Notre constat est que les élus resteront sur le fait établi, que c’est le Makhzen qui fait avancer la machine !
Hors les temps modernes, post pandémiques interpellent pour que le développement soit un projet collectif, participatif qui nécessite de gouverner autrement !


Qu’il y a nécessité de briser ces principes établis en osant considérer cette place de l’élu qui n’a que pour fonction d’être un acteur offrant des services administratifs hors tout accompagnement et compréhension d’une dynamique éco sociétale, et donc de devoir composer pour agir tous de concert intelligemment !
Certes la régionalisation avancée et les nouvelles formules de développements tiennent compte de ces problématiques mais sont et restent inscrites dans un projet intemporel politique et administratif qui ne s’accorde pas suffisamment avec les besoins actuels !
Nous nous positionnons dans cette certitude partagée, pour définir qu’en cela, nous ne pouvons qu’admettre que c’est par « la démarche relais territoriale de la société civile soutenue en tant qu’acteur volontariste testé et reconnu» que l’on saura puiser les éléments fondateurs du changement et des adaptations :
*-aux besoins d’ingénieries territoriales,
*-aux besoins de créations de valeurs,
*-aux réflexions et remises en cause des éventuels acquis qui définissent en eux-mêmes les problématiques structurelles du développement !

Il en est ainsi pour exemple le développement urbain qui à ce jour se développe sur les terres agricoles utile au niveau de 12% au plan national, de la mobilité individuelle qui se définit sur les mêmes critères, la gestion de l’eau etc.!!!
La synthèse en cela résulte à redéfinir et repenser certaines certitudes en aménagement du territoire avec transversalité, interdisciplinarité aux services de l’identitaire et authenticité rapprochant le citoyen à sa fierté d’être issu d’un attachement culturel à son territoire, définissant ainsi que les territoires sont faits des équilibres, des diversités, des besoins en échanges qui font que tous leurs développements n’auront jamais été entrepris autrement que dans le respect des cultures patrimoniales matérielles comme immatérielles et histoires de leurs lieux communs, par des équilibres partagés, inclusifs et intégrés définis par les populations qui les composent !
Cette pandémie ne fait que caricaturer les dysfonctionnements de ces non respects inclusifs et des non adaptations et compréhensions de ces vérités entraînant ainsi le doute, définissant que les divisions n’auront fait qu’accentuer la confusion territoriale et occasionnant ainsi les déséquilibres économiques et sociétaux :

*- non seulement régionaux, mais territoriaux comme nationaux !
Un nouveau paradigme de la relation entre l’urbain, le rural, le territorial s’avère nécessaire dans le respect des piliers de la durabilité (emplois, éco sociétal, croissance,) pour se réapproprier cet équilibre fondamental qui ne pourra être durable que par une véritable réappropriation de l’image et des équilibres de développement adaptés á des populations s’étant réapproprié la fierté de leurs territoires culturels comme historiques et patrimoniaux dans le besoin de se définir et se comprendre. Le TSGB se donne en cela sa mission territoriale !
Ce simple virus vient de nous rappeler les réels fondements des équilibres de gestion, il en est de même pour ceux relatifs aux formes de développements pluriels. Il n’est jamais trop tard, pour peu que l’on veuille prendre conscience des réalités !
Notre vision vernaculaire de l’urbain, du rural, du territorial s’impose dans l’urgence pour du «véritable aménagement du territoire avec de véritables bases de ces besoins en équilibres pour un redémarrage structuré ».
Le besoin par les citoyens, les acteurs locaux de prendre en compte l’ensemble des composantes de l’éco sociétal régional s’impose maintenant comme un du, et en tant que besoins de survie pour leurs propres identité et authenticités.
Je pense que l’on a vraiment besoin de s’inspirer de la Charte du Patrimoine Vernaculaire que j’ai pu vous rappeler ci-dessus .
C’est en cela que l’AMDGJB s’est obstinée à formuler dans le cadre des outils de la Société Civile Marocaine de se constituer en tant que Pôle de Compétitivité capable de structurer, définir, légiférer des instruments géographiques, géologiques, éco touristiques, éco sociétaux, historiques, culturels et patrimoniaux matériels comme immatériels ainsi qu’économiques en incitant, suggérant, définissant, décrivant les notions d’économies vertes, green technologies, défenses de l’environnement, gestions de l’eau, changement climatique, afin de vulgariser aux sein
*-d’incubateurs,
*-clubs de jeunes,
*-créations et ouvertures à des réseaux nationaux comme internationaux UNESCO – Universités – Hautes Écoles – JCI(s)
– CCI – Ambassades etc.


…, afin de remettre en proximité les acteurs de développements locaux en faisant en sorte de réconcilier les parties face aux nouvelles formes de développement dans une prise de conscience de ce qu’est le sauvetage du patrimoine vernaculaire pour le considérer comme fondamental à la survie identitaire et formule de développement des territoires !
Patrick SIMON
Président AMDGJB – TSGJB 20 Mai 2021

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